Une IA à la bonne taille.
Un argument RSE de plus.

Votre empreinte numérique se mesure. Un workflow avec des modèles adaptés au besoin la réduit. La prestation s'inscrit directement dans la RSE de votre entreprise.

Un mois de travail avec l'IA, face aux gestes du quotidien

On focalise beaucoup sur l'empreinte individuelle de l'IA. Voici un mois de travail avec l'IA (200 requêtes texte) face à des gestes quotidiens. Même poussée, l'usage texte reste marginal.

Périmètre comparable : pour l'IA, on ne compte ici que l'inférence, la requête elle-même. L'entraînement du modèle et la construction des datacenters en sont exclus. L'usine qui fabrique la voiture est exclue du kilomètre. On compare des usages, pas des constructions.

Un mois de travail : 200 requêtes texte
IA hébergée en France (Mistral)
2 g
la base du graphe
Un mois de travail : 200 requêtes texte
API américaine
20 g
×10 le même mois en France
20 images générées
API américaine, sur le mois
~100 g
×50 le mois de texte
10 km en voiture électrique
France, ACV complète
~100 g
1 vidéo de 10 s générée
API américaine
~350 g
×175 le mois de texte
10 km en voiture thermique
essence ou diesel
~1 500 g
×750 le mois de texte
Steak de 200 g
bœuf produit en France
~2 600 g
×1300 le mois de texte

Émissions en équivalent CO₂, périmètre usage direct (inférence seule pour l'IA, hors entraînement et construction ; hors fabrication pour la voiture). Hypothèse de travail : 200 requêtes texte par mois (10 par jour ouvré), cohérente avec la moyenne mondiale observée sur ChatGPT (2,5 milliards de messages/jour pour ~700 millions d'utilisateurs hebdomadaires (OpenAI, juillet 2025)). Sources : requête texte ~0,3 Wh (Epoch AI / OpenAI, 2025) sur mix français 19,6 g/kWh (RTE, 2025) ou mix américain ~370 g/kWh ; image générée ~5 g (GPT-4o, mesure 2025) ; vidéo ~1 kWh pour 10-12 s (classe Sora, arXiv, 2026) sur mix américain ; voiture électrique ~10 g/km et thermique ~150 g/km, ACV en France (ADEME) ; bœuf français 13,1 kg CO₂e/kg (ADEME).

Ce que ce graphe raconte : un mois de travail avec l'IA hébergée en France pèse moins qu'un centième de 10 km en voiture thermique. Vingt images dépassent ce mois ×50, une seule vidéo ×175. C'est pourquoi mes workflows privilégient l'IA pour le texte et le code. Parcimonie sur l'image. Jamais la vidéo sans justification.

Ce que consomme vraiment l'IA

Des ordres de grandeur sourcés, à jour. Pas pour culpabiliser : pour choisir en connaissance de cause.

Électricité par requête

~0,3 Wh

pour une requête sur un grand modèle récent (GPT-4o). L'ancienne estimation de 3 Wh datait de 2023 et surestimait la consommation d'un facteur 10. Sources : Epoch AI et OpenAI, 2025. Une requête longue avec raisonnement peut dépasser 10 Wh (University of Rhode Island, 2025).

Eau

0,26 ml

de refroidissement sur site pour une requête médiane sur un grand modèle récent, mesure en production sur la flotte Gemini (Google, août 2025), ~0,32 ml côté ChatGPT selon OpenAI (juin 2025). En comptant aussi l'eau de production de l'électricité, une requête atteint quelques millilitres. L'ancienne bouteille de 500 ml datait de GPT-3, en 2023.

Part mondiale

1,5 %

de l'électricité mondiale pour les datacenters en 2025 (485 TWh, +17 % en un an), soit environ le doublement d'ici 2030. Source : Agence internationale de l'énergie, 2026.

Électricité française

~20 g CO₂/kWh

en France (19,6 g en 2025, mix bas-carbone à 95 %), contre ~175 g en moyenne européenne et ~370 g aux États-Unis : le même calcul, exécuté en France, émet jusqu'à 15 fois moins. Source : RTE, bilan électrique 2025.

Même requête, empreinte différente : l'effet de l'hébergement

Une requête IA consomme la même électricité quel que soit l'éditeur. Ce qui change tout, c'est le mix électrique qui la produit.

Modèle européen via API

~19,6 g CO₂/kWh

Un modèle Mistral (Large 2, le modèle d'API) appelé depuis une infrastructure hébergée en France tourne sur le mix électrique français, celui de la carte ci-dessus. Mistral va plus loin que le mix : première ACV complète d'un grand modèle de langage, vérifiée par Carbone 4 et l'ADEME, revue par des auditeurs indépendants (Resilio, Hubblo), périmètre entraînement + requêtes. Les chiffres Google et OpenAI ne couvrent que le refroidissement sur site. L'éditeur européen publie l'intégralité de sa méthode. C'est ce niveau de documentation qui entre dans votre registre RSE.

Modèles américains via API

~370-400 g CO₂/kWh

Les APIs d'OpenAI et d'Anthropic reposent principalement sur des datacenters situés aux États-Unis, sur un mix encore largement fossile. À consommation égale, chaque requête émet davantage, et cette empreinte est plus difficile à documenter côté européen.

Intensités carbone : RTE (France, 2025), Agence européenne pour l'environnement (moyenne UE), US EPA / Electricity Maps (États-Unis). Eau : Google (2025), OpenAI (2025), Mistral × Carbone 4 × ADEME (2025). La localisation exacte du datacenter relève de l'éditeur. L'hébergement européen reste le choix documentable. L'hébergement américain, le pari opaque.

Ce que ça change pour votre RSE

  • Modèles à la bonne taille : chaque tâche reçoit le modèle le plus léger. Le surdimensionnement est écarté
  • Hébergement FR/EU : RGPD maîtrisé, fournisseurs soumis à l'AI Act européen, un point pour vos achats responsables
  • Mesure intégrée : tokens et consommation du workflow documentés, réutilisables dans votre reporting RSE
  • Équipes formées : des usages déclarés et sobres deviennent la norme interne. Aujourd'hui, 78 % des utilisateurs IA apportent leurs propres outils au travail sans cadre (Microsoft Work Trend Index, 2024). Des usages documentés la font reculer

L'humain au centre

  • L'IA améliore la façon de travailler du salarié, elle ne remplace pas le salarié
  • Les tâches répétitives passent au workflow, le temps retrouvé va au travail à valeur : stratégique, relationnel, créatif
  • Chaque mission inclut la formation de l'équipe. Le salarié monte en compétences sur les outils. Il ne subit pas leur arrivée
  • Aucune proposition n'est faite pour réduire des postes : une prestation qui détruit de l'emploi échoue à ses propres critères RSE

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Questions fréquentes

Comment l'IA peut-elle servir la RSE de mon entreprise ?

Un workflow avec des modèles à la bonne taille, hébergés en France ou en UE. Il réduit l'empreinte numérique de votre communication. L'empreinte est mesurée et documentée, intégrable à votre reporting RSE.

Quelle différence entre un modèle américain et européen ?

Les outils américains affichent des garanties RGPD mais restent soumis au CLOUD Act. Un modèle européen comme Mistral est soumis au même cadre réglementaire que vous : une conformité structurelle, pas négociée.

L'empreinte de l'IA est-elle mesurable ?

Oui : chaque workflow est livré avec la mesure de son impact : tokens consommés, électricité, comparaison avant/après. Ces données entrent dans votre registre RSE ou votre bilan carbone.

Faut-il bannir l'IA pour réduire l'empreinte ?

Non. Une requête texte sur un modèle hébergé en France pèse environ 0,01 g de CO₂. Un mois de travail intensif reste marginal face à un seul trajet en voiture thermique. Le vrai sujet est ce que vous générez : l'image et surtout la vidéo changent d'ordre de grandeur.

Que fait-on des équipes dans tout ça ?

L'IA améliore la façon de travailler du salarié, elle ne le remplace pas. Les tâches répétitives passent au workflow, le temps retrouvé va au travail à valeur : stratégique, relationnel, créatif.